Les actifs pour les articulations

CONSEILS ARTICULATIONS ET CAPITAL OSSEUX

Les actifs pour les articulations

De nombreux actifs d’origine végétale ou marine peuvent contribuer au bon fonctionnement des articulations. Détails de ces trésors de la nature.

  • La glucosamine : extraite le plus souvent de la carapace de crustacés, elle se présente sous deux formes, le chlorhydrate ou le sulfate de glucosamine. C’est un constituant du cartilage nécessaire au maintien de son intégrité. Elle appartient aux antidouleurs dits d’action lente. Son efficacité n’est appréciée qu’après un minimum de 3 à 4 semaines de prise. Si au bout de 3 mois de prise, aucune amélioration n’est constatée, il est inutile de poursuivre. La glucosamine semble agir sur les symptômes articulaires gênants et contribuerait à ralentir l’usure des cartilages. Elle stimule la synthèse des glycosaminoglycanes du cartilage et la production d’acide hyaluronique, constituant de la synovie. En complément alimentaire, elle est proposée jusqu’à une dose journalière de 1200 mg de glucosamine. Attention aux confusions pour exprimer les doses de glucosamine. Ainsi 1500 mg de sulfate de glucosamine est équivalent à 1178 mg de glucosamine. La glucosamine est généralement bien tolérée mais elle est déconseillée en cas d’allergie aux crustacés si elle est extraite de leur carapace. En cas de prise d’anticoagulants, il est prudent de consulter son médecin traitant car elle pourrait augmenter les effets de ces derniers.
  • Le sulfate de chondroïtine est également un produit d’origine marine mais extrait de cartilages de poissons. Comme la glucosamine, c’est un constituant du cartilage que l’organisme est capable de fabriquer et qui contribue à la souplesse des articulations. Comme la glucosamine également, c’est un produit qui a un effet différé (pas immédiat) sur les articulations et qui contribue à ralentir le vieillissement du cartilage en le protégeant de la destruction. En même temps, la chondroïtine stimule la synthèse des protéoglycanes du cartilage. Son action se prolonge après arrêt de sa consommation. Il peut être judicieux d’associer glucosamine et chondroïtine car leurs actions sur les articulations sont complémentaires. Dans les compléments, le sulfate de glucosamine est autorisé jusqu’à une dose maximale de 1000 mg par jour. Il est déconseillé en cas d’allergie aux poissons.
  • Le méthylsulfonylméthane ou diméthyl sufone plus connu sous l’abréviation MSM est fabriqué à partir de la pulpe de bois. C’est un composé qui contient du soufre et qui contribue ainsi au maintien de l’intégrité des tissus conjonctifs (cartilage, tendons, derme de la peau). Selon les études réalisées, il aide à apaiser les gênes articulaires. Son action n’est pas immédiate et ne se fait ressentir qu’après 3 à 4 semaines de prise.
  • L’harpagophytum est une plante qui pousse spontanément dans le désert du Kalahari et en Namibie.  Elle est encore appelée griffe du diable car ses fruits munis de crochets s’accrochent à la fourrure et s’incrustent dans les sabots des animaux et les blessent. Pour s’en débarrasser, ils se démènent comme s’ils étaient saisis par le diable. C’est la racine secondaire tubérisée qui présente un intérêt pour préserver la souplesse articulaire. Les études cliniques montrent que la prise d’harpagophytum améliore la qualité de vie des personnes se plaignant de gêne aux articulations. Son effet ne se fait pleinement sentir qu’après 3 à 4 semaines de prise. Comme l’harpagophytum est aussi un amer, il est déconseillé en cas d’ulcère gastro-duodénal et également en cas de lithiase biliaire.
  • Deux plantes qui contiennent naturellement des dérivés salicylés agissent sur les symptômes douloureux articulaires : l’écorce de saule et la partie aérienne de reine des prés. Leur effet sur la gêne articulaire est rapide. La reine des prés est également diurétique, ce qui contribue à l’élimination des toxines de l’organisme. En raison de la présence de dérivés salicylés,la saule et la reine des prés sont déconseillés en cas d’allergie  à ces composés (aspirine). Pour les personnes qui sont sous traitement anticoagulant, il est conseillé de demander conseil à un professionnel de santé avant de prendre du saule (risque de potentialisation des effets anticoagulants).
  • La feuille de cassis et la feuille de frêne sont courantes dans les formulations à visée articulaire car elles sont douées de propriétés calmantes de la douleur et dépuratives. La feuille de frêne est un composant classique des « tisanes du centenaire ».
  • La racine de curcuma ou plutôt le rhizome, est d’abord connue comme épice agissant sur le foie. Mais les scientifiques ont découvert que les curcuminoïdes que contient cette racine (pigments phénoliques) et en particulier la curcumine ont des propriétés anti-oxydantes remarquables  et ont la capacité de diminuer  les facteurs marqueurs d’inflammation. C’est ce qui explique l’intérêt du curcuma dans des troubles aussi variés que le syndrome de l’intestin irritable, les douleurs articulaires, la protection contre le vieillissement. Seul inconvénient, la curcumine est très peu absorbée dans l’intestin d’où la nécessité d’utiliser d’artifices pour améliorer sa biodisponibilité : soit en y ajoutant du poivre (déconseillé si vous souffrez de troubles intestinaux), soit en utilisant des extraits spécifiques spécialement formulés pour être mieux assimilés.
  • Le boswellia est un arbre originaire de l’Inde. Lorsque l’on incise son tronc, il en coule une résine d’odeur aromatique, douée de propriétés apaisantes de la douleur et de l’inflammation. En médecine ayurvédique, la résine de boswellia est utilisée pour améliorer les douleurs liées au vieillissement articulaires et les douleurs intestinales.
  • L‘ortie pousse en abondance sur les terrains riches en azote ; souvent considérée comme une mauvaise herbe et peu aimée pour son caractère urticant, la partie aérienne de l’ortie était pourtant un « Simple » très apprécié autrefois pour ses multiples propriétés santé : dépurative, anti-asthénique, hypoglycémiante, diurétique ; les travaux de laboratoire ont monté ses propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes. Les études cliniques sont en faveur de son intérêt pour contribuer à diminuer la douleur et la raideur.

Quelle place pour les crèmes, huiles, gels articulaires ou autre produit à application locale ? 

L’intérêt des crèmes, gels ou autres formes liquides à visée articulaire est leur rapidité d’action et leur effet ciblé sur les zones sensibles (genou, dos, nuque, épaule, poignet….)

Que contiennent-ils ?

  • Le cataplasme de feuilles de choux tièdes n’est plus guère utilisé.
  • Les extraits végétaux à visée calmante et décontractante sont les plus fréquemment rencontrés : harpagophytum, piment (pour son effet chauffant), saule, romarin, gingembre, mais également le silicium sous forme d’acide silicique.
  • Les huiles essentielles ont une place de choix dans la prise en charge locale des douleurs articulaires car elles sont bien absorbées par la peau : gaulthérie, eucalyptus citronné, romarin, genévrier, menthe poivrée, camphre, lavande, gingembre. Ces HE ne doivent pas être appliquées pures sur la peau mais diluées dans une huile végétale. En cas de peau sensible, il est conseillé de faire au préalable un test de tolérance cutanée (par exemple, diluer la ou les HE dans de l’huile végétale et appliquer dans le creux du coude. Si une rougeur apparaît dans les 24 h, il vaut mieux de ne pas utiliser ces HE). Leur utilisation est déconseillée chez la femme enceinte ou qui allaite.

Les informations et conseils de cet article ne se substituent pas à un avis, diagnostic, ou consultation médicale auprès d’un professionnel de santé.